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L'occupation

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Mer 18 Jan 2017 - 19:46

1 au 2 mai 1942 dans la  nuit : début des arrestations des otages en représailles aux sabotages commis contre des trains de permissionnaires allemands à Airan. Tout le personnel des commissariats de Caen a été mobilisé (l’inspecteur Celeste Châté est cité) les Feldgendarmes sont là aussi.
Selon le témoignage de Marcel Cimier , cet inspecteur se conduisit odieusement au commissariat central, en souffletant le docteur Raphël Pecker le bousculant en lui disant: « Sale juif, je vous aurai tous" et s'adressant aux otages communistes «Vous aussi sales communistes, demain la ville de Caen sera bien débarrassée de vos sales g ...".

Quelques noms :
Maurice Scharf, 41 impasse Ecuyère, juif, ingénieur en génie civil
Emmanuel Rosenblat, 4 place Saint-Sauveur, juif, ingénieur chimiste.
Marcel Cimier, 13, rue Gémare, communiste, plombier-zingueur pour l’entreprise Marie
Roger Pourvendier, 31 venelle aux Champs, communiste, paveur au Gaz de France (neveu de Marcel Cimier).
René L’Helgoual’ch, 73 rue Caponière, communiste, électricien.
Henri Jamet, 6 rue Beau Soleil, communiste, caviste.
Mendel Kronenfeld, 100 rue St Jean, juif, chimiste.
Armand Bernheim, 60 rue Saint-Jean, juif, fleuriste.
Michel Bertaux, 29 rue Louis Savare, communiste, manœuvre.
Marcel Latman, rue des Teinturiers, juif, ingénieur chimiste.
Jacob Kirzner, 23 place Saint-Sauveur, juif, marchand forain.

Le 3 mai 1942 , les détenus seront amenés vers un bâtiment contigu au lycée Malherbe, appelé le Petit Lycée, place Guillouard.


De la, ils seront transportés à la gare de Caen pour celle de Compiègne et enfermés au camp de Royalleu. Et le 6 juillet ils partiront pour Auschwitz.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Mer 18 Jan 2017 - 19:58


En représailles des sabotages incessants les allemands utiliserent les français pour garder les voies de chemin de fer , et firent en sorte que dans les wagons même il y est un nombre proportionnel de français par rapport aux allemands, ceci pour dissuader les futurs saboteurs.

5 mai 1942: inhumation au cimetière Nord-est des soldats allemands tués lors du second sabotage d'Airan le 1 mai 1942.


7 mai 1942 De nouvelles arrestations ont lieu à Caen : une vingtaine de personnes parmi lesquelles le professeur Musset , doyen de la Faculté des Lettres, les frères Colin Marcel et Lucien et M. Desbiot  professeur d'Anglais. Ces derniers sont coupables d'avoir participé à une remise de gerbe au Monument aux Morts le 11 novembre 1941.

8 mai 1942:   Communiqué dans Ouest-Eclair: Par ordre de la Feldkommandantur, le public est informé qu'à partir du 9 mai 1942 la circulation des bicyclettes sera interdite dans le département du Calvados, de 21 h 30 à 6 heures du matin. Il sera également interdit de pousser les bicyclettes à la main. Aucun vélo ne devra se trouver sur la voie publique entre les heures indiquées. Un contrôle rigoureux sera effectué et les infractions commises seront poursuivies sévèrement.

20 mai 1942 : la Feldkommandantur lève la plupart des sanctions en vigueur depuis le 16 avril : le couvre-feu est ramené à 23 heures et la circulation pourra reprendre à partir de 5 heures du matin. Les cafés, restaurants, cinémas et stades vont rouvrir leurs portes.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Mer 18 Jan 2017 - 21:19

23 mai 1942 : Communiqué de la préfecture: AVIS AUX JUIFS. En vertu de la 7e ordonnance allemande du 24 mars 1942, est considérée comme juive et doit effectuer une déclaration à cet effet, toute personne issue de deux grands-parents de race Juive, et qui : 1/ le 25 juin 1940, appartenait à la religion juive ou y appartenait ultérieurement ; ou qui : 2/ le 25 juin 1940, était mariée à un conjoint juif ou qui aurait épousé, après cette date, un conjoint juif.

A la mi 1942, installation de l'Organisation Todt dans le Calvados.

7 juin 1942 Un nouveau régime pour la fermeture des boulangeries caennaises entre en vigueur à partir du dimanche 7 juin. Désormais, les boulangeries seront fermées depuis 13 heures le dimanche et ne rouvriront que le mardi matin. Le dimanche matin même, les boulangeries ne pourront vendre que du pain rassis.
         Port de l'étoile jaune. Il est interdit aux Juifs, dès l'âge de six ans révolus, de paraître en public sans porter l'étoile juive.



Après un essai raté en 1941, la municipalité décide de transformer en cultures potagères les 50 hectares de La Prairie.
Création d'un service civique: il faut des jeunes volontaires pour assurer la moisson, en l'absence des agriculteurs prisonniers.

En juin 1942, un centre des Gardes des Communications   fut installé à Caen dans des locaux précédemment occupés par une loge maçonnique. Dotés d'un uniforme noir avec une francisque  aux pointes du col et d'une casquette ornée d'un G, ces gardes avaient une mission de contrôle du service de la garde, mission alors dévolue à la Gendarmerie. Ce Corps civil était placé sous l'autorité du Secrétariat général de la Police.
Quel effectif ?
Les  hommes âgés de 18 à 60 ans étaient quotidiennement requis au service de la garde surtout des voies ferrées, mais aussi de nombreux points sensibles comme les terrains offrant un site favorable aux parachutages ou les bureaux de placement allemands.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Mer 18 Jan 2017 - 22:00

6 juillet 1942 : Environ 2/3 des otages caennais internés au camp de Royallieu sont déportés à Auschwitz, avec le premier convoi de déportés politiques français.

17 juillet 1942à 14H00: La Banque du Crédit Industriel de Normandie, 20 rue de Geôle est dévalisée par deux bandits armés qui emportent 1 800 000 francs. Hold-up attribué par certains à John Hopper.


John Hopper (1912-1991)

 Né en Angleterre en 1912, Hopper vit en France depuis l'âge de douze ans. En 1940, il tient un commerce de postes de radio et de matériel électrique 60 rue de Geôle, à Caen, qu'il cesse d'exploiter après l'invasion allemande.
 Bien qu'on en ait jamais eu la preuve formelle, il est très vraisemblable qu'il appartenait à l'Intelligence Service. Dès l'automne 1940, il rassemble autour de lui une dizaine d'hommes prêts à lutter contre l'occupant, dont certains sont liés à l'Armée des Volontaires, mouvement de Résistance implanté dans le Calvados depuis l'automne 1940 : à Caen, l'opticien Paul Zaessinger , Marcel Bidault, Roger Lacour, et le jeune Roger Mouchel.
 Pendant plusieurs mois, les exploits de Hopper  ne vont cesser de défrayer la chronique locale. Le premier qu'on lui prête est d'avoir, vêtu d'un uniforme britannique, déposé une gerbe au Monument aux Morts de Caen le 11 novembre 1940 ; acte qu'il aurait réitéré le 14 juillet suivant.
 " La bande à Hopper", comme la surnomment alors ses détracteurs, s'illustre par une série de vols et de cambriolages (vêtements, machines à écrire, automobiles...), autant d'actes présentés par la police et la presse comme de vulgaires délits de droit commun. De là, sans doute, l'image contrastée de John Hopper dans l'opinion, hier comme aujourd'hui encore : authentique héros de la Résistance ou vulgaire malfaiteur ?
 Dans la nuit du 28 au 29 mai 1941, un petit commando, commandé par Hopper en personne, sabote une trentaine de motos de la Wehrmacht entreposées dans un garage de la rue Robillard, cantonnement de la 323.ID. Quoiqu'il en soit, la police est sur les dents.
 Le 27 juillet 1941, Hopper  se débarrasse de l'inspecteur Bénard , qui venait de l'interpeller au volant de sa voiture (une Citroën volée à M. Joseph Poirier  , 3e adjoint du maire de Caen) en le blessant d'une balle dans la tête. Le 1er août, il échappe à une souricière tendue rue du Gaillon et parvient à se sauver après avoir abattu le chef de la sûreté, l'inspecteur Morin , qui décédera le lendemain. Quatre jours plus tard, il échappe de nouveau à la police, rue du Pont-Creon.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Mer 18 Jan 2017 - 22:09

9 septembre 1942Dans la nuit, tandis que sa camarade Gisèle Guillemot "Annick"  fait le guet, Marius Sire "Kléber", l'un des responsables de la Résistance communiste du Calvados, réussit à pénétrer dans un hangar de la foire-exposition, place d'Armes, où sont entreposés des stocks de fourrage destinés aux chevaux de l'armée allemande. Il allume un incendie qui fait partir rapidement en fumée près de 400 tonnes de paille, de foin et d'avoine.


La seconde tour du château à droite de l'entrée principale est transformée en blockhaus par les Allemands.

12 septembre 1942 un JU 86 R (f5+PM), transpercé de part en part par un obus, se pose à Caen/Carpiquet. L’avion armé d'une seule bombe de 250 kg pour un bombardement sur Cardiff a été intercepté à 44 000 pieds par un Spitfire IX. Les pilotes sont Horst Götz et Erich Sommer (ces mêmes pilotes qui, en Août 1944, prendront des photos aériennes a 11000m d'altitude aux commandes d'un Arado 234... l'un des premiers appareil a réaction réellement fonctionnel).


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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Mer 18 Jan 2017 - 22:18

11 novembre 1942 : Arrestation d'Henri Brunet qui a transmis de nombreux plans de l'armée allemande à un réseau de résistance, il sera fusillé le 20 septembre 1943.

26, 27 et 28 novembre 1942 : une centaine de soldats français, prisonniers de 1940 et récemment libérés, arrivent en gare de Caen. Ils sont démobilisés au lycée Malherbe, centre d'accueil dirigé par le capitaine Robert Le Coutour  .

16 décembre 1942
dans la nuit, une violente explosion se produit devant le bureau de placement allemand,   détruisant entièrement la devanture où s’étalaient affiches et brochures de propagande en faveur du travail outre-Rhin. L'attentat a été commis par le petit groupe d’Émile Julien "Maurice", FTP de Mondeville. La Feldkommandantur exige désormais que tous les édifices occupés par les Allemands soient surveillés la nuit par la Gendarmerie française.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Mer 18 Jan 2017 - 22:28

3 janvier 1943: Vers 20 heures, le train express Paris-Cherbourg est mitraillé en gare: deux morts et plusieurs blessés dans le même wagon. Aucun Allemand n'est touché dans les wagons réservés à la troupe.

22 janvier 1943 : Vers 21H15, l'un des membres du groupe de sabotage FTP. Émile Julien de Mondeville, place une bombe de sa fabrication sur l'embranchement de la voie ferrée allant de la gare de Caen aux bassins du port et au dépôt allemand installé dans un bâtiment de la Foire Exposition. L'explosion, qui se produit à hauteur du début de la rue Neuve du Port, détruit un aiguillage et brise de nombreuses vitres dans le quartier.


Plan de Caen, localisation de la rue Neuve du Port et de la Foire Exposition.


photo aérienne du même secteur, après un bombardement (celui du 6 juin 1944)

10 février 1943 : A 11H02 du matin, les bombardiers de la R.A.F.  ont lâché des bombes sur les quartiers de Vaucelles, de la Gare, du cours Montalivet, du cours Cafarelli et de la Demi-Lune.
Les entrepôts Angot et Delannoy situés Cours Montalivet ont été littéralement pulvérisés et un violent incendie s'est déclaré dans les décombres provoqués par l'éclatement des fûts d'alcool et de vin qui s'y trouvaient entreposés pour le besoin du Ravitaillement civil. Cours Cafarelli, les bâtiments de l'entreprise Gauquelin, déjà atteints par un précédent bombardement, ont été anéantis. Une bombe est tombée également Quai de Juillet, sur l'asile de nuit qui a été gravement endommagé. Le quartier de la Demi-Lune avait reçu les premières bombes, là des maisons ont été atteintes et les dégâts sont considérables. Dans les rues d'Auge, de Formigny, Boulevard Leroy et à la Demi-Lune on signale une dizaine de points de chutes. Dans ce même quartier, une dizaine de maisons se sont écroulées.
Dès maintenant on a déjà identifié dix morts et relevé une trentaine de blessés. Parmi les morts, on cite M. Capdeville, contrôleur principal des contributions indirectes, demeurant Avenue Guynemer, qui se trouvait aux Établissements Angot et Delannoy.


Les établissements Angot après le bombardement.

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Re: L'occupation

Message  Oliver STONE le Mer 18 Jan 2017 - 23:31

Franchement c'est genial ! Voila que l'on peut suivre presque jour apres jour la vie sous l'occupation dans notre bonne ville de Caen ! De l'arrivée des troupes Allemande a la mise en place progressive d'une administration francaise aux ordres de l'occupant ! Les contraintes puis la mise en place d'une economie de restriction ! Et progressivement la montée du refus de la défaite avec les premiers sabotages puis en réaction la montée de la violence des réponses ! Un magnifique travail de recherche et d’illustration qui me tient en haleine soir après soir dans l’attente du prochain épisode ! Merci la Jeanne
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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Jeu 19 Jan 2017 - 21:05

De rien j'ai appris pleins de choses et c'est tellement bien de pouvoir situer les actions facilement quand on habite caen depuis sa jeunesse .

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Jeu 19 Jan 2017 - 22:46

20 février 1943 : Dans la nuit, au cours d'une ronde, deux gardiens de la paix découvrent rue Saint-Jean, un engin explosif déposé dans le caniveau à hauteur du café de Paris, établissement fréquenté par les Allemands. Il s’agit d'un cylindre métallique bourré d'explosifs, dont la mèche, allumée, s’était malencontreusement éteinte. Compte tenu de la nature de l'engin, semblable à ceux que confectionnait Émile Julien de Mondeville, cette tentative semble bien devoir être mise au compte des FTP.

1 mars 1943
: Un sabotage est tenté sur la ligne Paris-Cherbourg à Moult. Il échoue par suite de l'arrivée d'un garde-voie. Les cinq résistants s'enfuient, René Verheecke, FTP,  est arrêté à un barrage de Gendarmerie place du 36e RI et livre des informations qui vont entraîner le démantèlement de la Résistance communiste dans le Calvados. Il est traduit devant une cour martiale siégeant à Paris, condamné à mort et fusillé au Mont Valérien le 14 août 1943.




Allemands Place st pierre.

30 mars 1943 : La brigade mobile de Rouen arrête Jules Godfroy et sa famille, victimes de la vague d'arrestations qui frappe la Résistance communiste. Il est livré à la Gestapo.

13 avril 1943 à 16h35: Bombardement de la rive droite de l'Orne, rue d'Auge, rue d'Hérouville ; 10 morts, nombreux blessés. Les incendies sont combattus avec l'aide des pompiers allemands. Réseaux BT coupés.

15 avril 1943
:  Marius Sire , membre du triangle de direction du Parti communiste clandestin pour le Calvados, est pris dans sa planque, 14 rue du Gaillon.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Jeu 19 Jan 2017 - 22:58

17 avril 1943 : Bombardement de Caen  , vers 18 heures 30, quinze bombardiers escortés de chasseurs apparaissaient venant de la mer, viraient à très haute altitude, à la verticale de l'Église Saint Pierre et lâchaient une trentaine de bombes. Deux d'entre elles tombaient en plein sur l'immeuble n°127 Rue d'Auge, faisant 5 morts : M. Antoine Charles Martin. 76 ans, sa fille Mme Antoine et les 3 enfants : Denise, 14 ans, Claudine, 3 ans et Odile, 2 ans. D'autres bombes incendiaires tombèrent Cours Montalivet, dévastant un bâtiment, Rue d'Hérouville, de l'autre côté de l'Orne et sur l'Hôpital où le feu prit au pavillon n°4,  qui fut en partie anéanti. L'intervention des pompiers permis de circonscrire le sinistre et d'empêcher que le fléau ne se propageât au pavillon n° 8, tout voisin, qui abritait des malades. On ne signale que 2 blessés. (Article du Bonhomme Normand).



20 avril 1943 : bombardement de Caen.

Avril 1943 : Les autorités caennaises décident l'évacuation totale de certains quartiers (rue d'Auge et Sainte-Thérése) et partielle du quartier de Vaucelles, 628 familles soit près de 1 700 personnes sont relogées. La famille de ma mère âgée à l'époque de trois ans,  et habitant à la demi lune a dû quitté son foyer et partir pour la Mayenne.

30 mai 1943 : Nouveau bombardement de Caen et du quartier de la Demi-Lune et de Mondeville: 7 morts et 7 blessés.
 A 15 heures 30, l'alerte était donnée. Une vingtaine de bombardiers anglais (plus probablement américains) laissaient tomber une douzaine de bombes. Plusieurs tombèrent Quai de Normandie, à la Demi-Lune, Rue du Marais, routes de Paris et de Rouen, Boulevard Louis Barthou. Rue Montmorency.
 Les victimes: à la Demi-Lune, Mme Lesage. Quai de Normandie, 4 cheminots qui déchargeaient de la paille : M. Lericheux, 56 ans ; Charles Bouvron ; Charles Lebecq, 34 ans et Alphonse Girard, 35 ans. Route de Cabourg, Mme Vilez-Filmont, 43 ans et Mme Porquet, 62 ans, écrasées sous des poutres.

5 juin 1943 : Pour le discours radio-diffusé de Pierre Laval   des haut-parleurs sont mis en place place de la République.

18 juin 1943 : Un train, venant de Cherbourg passe en gare avec des requis, porte des inscriptions "Vive de Gaulle" sur les voitures, quant aux voyageurs ils chantent La Marseillaise et l'Internationale.

30 juin 1943
:  Un nouveau convoi du STO en partance pour l’Allemagne, en majorité des jeunes des classes 20, 21 et 22, se prépare à partir en gare de Caen. La gare est remplie de soldats allemands. En quelques minutes, les wagons sont recouverts de graffitis tels que « A mort Hitler ! » ou « Laval au poteau ". Les Allemands obligent alors deux jeunes gens à effacer ces inscriptions. Puis le train part. Au premier arrêt, vers 20h00, en gare de Mézidon nouvelle manisfestation, il y aura 13 otages qui seront déportés le 4 septembre à Buchenwald, seuls 2 reviendront des camps.

20 août 1943 : Recensement des bicyclettes, ordonné par l'occupant. Nul ne pouvait circuler à bicyclette sans avoir le récépissé délivré par la mairie.


Dernière édition par La Jeanne le Dim 22 Jan 2017 - 14:33, édité 3 fois

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Sam 21 Jan 2017 - 21:40

septembre 1943 : Des "Cahiers de Libération"  , brochure clandestine de 60 pages (contenant le Chant des partisans), sont adressés par La Poste aux habitants.



9 octobre 1943 : Arrestation de Jean Letellier à son bureau Bd des Alliés par Brière, il sera déporté et ne reviendra pas.

15 octobre 1943 : Au café Normandie, boulevard des Alliés première réunion préparatoire du CDL ( comité de libération)du Calvados.

23 octobre 1943 : Arrestation de juifs étrangers et Français.

25 octobre 1943 : Bombardements à 13H15 et 16H28, dégats aux installations extérieures de la Centrale, coupure  boulevard Dunois.

4 novembre 1943 : Visite de François Hulot, chargé de mission au cabinet de Pierre Laval venu exposer la politique préconisée par le chef du gouvernement.

13 novembre 1943 au soir :  Pour se procurer le matériel nécessaire à la frappe des tracts, les responsables du Front national ont décidé de dérober des machines à écrire aux Galeries Lafayette, boulevard des Alliés. Le coup prévu le lendemain, a été confié à un petit commando formé de Michel de Boüard, Bernard Gilles, Marcel Morel et Paulette Vallerie. Leur camarade Joseph Déan, employé des Galeries, a pris contact avec le veilleur de nuit et obtenu sa complicité afin de pouvoir pénétrer sans difficulté dans les locaux. Malheureusement, l'homme a été remplacé au dernier moment par un collègue qui ignore tout du projet. Ayant ouvert la porte, il refuse de laisser entrer le petit groupe et tente de résister en faisant des moulinets avec sa lampe à pétrole, blessant Bernard Gilles à la tête. Dans la mêlée, un coup de pistolet part touchant mortellement l'infortuné veilleur. Le commando prend alors la fuite sans avoir pu mener à bien l'opération prévue.

novembre 1943 : Arrestation de deux juifs selon un rapport de police, ensuite les arrestations furent directement traitées par la Gestapo sans en tenir informé la police française.

10 décembre 1943 : Arrestation de responsables du Front National dans une souricière, rue de Vaucelles à Caen.

11 décembre 1943 : Arrestation à son domicile de Michel de Boüard, professeur d'Histoire à l'Université de Caen, responsable du Front National et de Maurice et Paulette Vallerie .

15 décembre 1943 : Arrestation d'Emmanuel Robineau de l'OCM-CDLR.

16 décembre 1943 : Arrestation de Pierre Bouchard le chef d'Etat-Major de l'OCM-CDLR.
L'eau de la ville ne sera plus javellisée en raison de difficultés passagères pour obtenir l'eau de Javel ; il est expressément recommandé aux habitants de faire bouillir l'eau destinée à la consommation.
Trois auxiliaires du centre de tri des PTT sont arrêtés pour avoir détournés des lettres et des colis et s'être servi de sacs postaux pour expédier à Paris des denrées contingentées.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Sam 21 Jan 2017 - 22:03

début janvier 1944 : Arrestation à Caen de Valentin Debailly , nouveau responsable des F.T.P.
L'impôt sur les bicyclettes passe de 25 à 40 francs.

7 janvier 1944 : Bombardement et mitraillage de la Centrale électrique.

8, 9 et 10 janvier 1944 : l'opérette La Folle Nuit au théâtre municipal.

11 janvier 1944 : Une rafle à la sortie de trois cinémas effectuée par la Feldgendarmerie, plusieurs jeunes gens sont retenus mais heureusement relâchés après une nouvelle vérification.

14 janvier 1944 : Lazare Chesneau, le cafetier place Courtonne qui comparaîtra devant les Assises à une prochaine session pour l'assassinat de Leblond (le 11 mars 1943 avec "Richard" un Feldgendarme), était poursuivi devant le tribunal correctionnel à la requête des contributions indirectes. Il est condamné à un mois de prison et 98.440 francs d'amende fiscale, un stock très important de spiritueux ayant été découvert dans son garage rue Varignon.

16 et 17 janvier 1944 : l'opéra-comique La Mascotte au théâtre municipal.

22 janvier 1944
: le Misanthrope de Molière au théâtre municipal.

27 janvier 1944
: Une vingtaine de requis pour le STO chantent la Marseillaise dans les rues entre le petit Lycée et la gare, malgré la surveillance de soldats allemands armés et de membres de l'Organisation Todt  .

31 janvier 1944 : Bombardement et mitraillage de la Centrale électrique.

janvier 1944 : Le Tribunal Correctionnel juge 24 personnes accusées de pillage en règle dans les wagons stationnés en gare.
Un contrôleur des contributions indirectes caennais recherché pour de graves détournements prend la fuite.

janvier 1944 : La Feldgendarmerie arrête 145 prostituées pour vérifier leur identité et leur état de santé.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Sam 21 Jan 2017 - 22:07

5 et 6 février 1944: La comédie Le Duel d'Henri Lavedan au théâtre municipal

6 février 1944
: Bombardement et mitraillage de la Centrale électrique.

11  février 1944 : Les responsables des FTP du Calvados ont décidé de mener une opération particulièrement audacieuse. Il s'agit de délivrer leurs camarades arrêtés lors des rafles de décembre 1943, en attaquant le fourgon cellulaire qui doit les conduire de la maison d'arrêt à la gare de Caen. Le commando sera composé de cinq hommes provenant du groupe FTP de Caen et du maquis de Pontécoulant : André Chauffray , les frères Joseph, Louis Margueritte, Pierre Trévin  et Yvan Yvanisevic. Comme prévu, ils se retrouvent dans une chambre située au-dessus du café du Bocage, au n° 60 de la rue des Carmes. Bénéficiant d'informations dont on ignore la provenance, un fort détachement de policiers, sous les ordres de l’inspecteur Lioult, surgit à l’improviste et parvient à s'emparer des cinq hommes, bien que certains d'entre eux aient tenté de s'enfuir par les toits, tel Louis Margueritte capturé après être tombé au travers d'une verrière de la clinique de la Miséricorde. Ils seront livrés aux Allemands.

13 février 1944 : l'opérette Le Petit Duc au théâtre municipal.

18 février 1944 : A partir du 19 février prochain, les garages de la ville seront fermés le samedi et le dimanche. La permanence déjà en vigueur pour le dimanche sera donc de ce fait étendue au samedi.

19 février 1944 : Cinna de Corneille au théâtre municipal.

février 1944  : Arrestation d'un grand nombre de personnalités et de notables du département, tels les maires de Caen, de Mézidon, Falaise, le chef de la Sûreté urbaine, deux architectes caennais, le député de Caen Camille Blaisot. Plusieurs sont déportés au début du mois de mars.

février 1944 : Annonce que la vente des postes de TSF sera interdite à compter du 1 avril, motif: "la nécessité d'assurer la sauvegarde des troupes d'occupation dans une région menacée d'invasion étrangère".
Des Feldgendarmen accompagnés de gardiens de la paix, réquisitionnent les pneus, les chambres à air et les batteries automobiles.

4,5 et 6 mars 1944 : Ta bouche, opérette d'Yves Mirande au théâtre municipal.

11 mars 1944 : l'Amphytrion de Molière au théâtre municipal.
RECENSEMENT DES HOMMES DE 16 A 60 ANS. Conformément aux instructions reçues de l'autorité occupante, les hommes résidant à Caen, nés entre le 1er février 1884 et le 1er mai 1928 doivent être recensés entre le 15 et le 24 mars.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Sam 21 Jan 2017 - 22:14

15 mars 1944 : En raison des nouvelles restrictions sur la consommation de l'électricité les quatre salles de cinéma caennaises n'ouvriront plus que trois jours par semaine (les samedis, dimanches et lundis), sept séances seulement étant permises.

16 mars 1944 :  Visite de Louis Dramard , préfet régional de Normandie.

19 et 20 mars 1944 : l'opéra La Bohème au théâtre municipal.

23 mars 1944 : Les autorités allemandes viennent de décider que, dans toute la région de Normandie, les appareils de T. S. F. détenus par la population devront être déposés dans les mairies pour autant qu’ils ne se trouvent pas entre les mains de ressortissants allemands. Cette mesure, qui est dictée par la nécessité d’assurer la sauvegarde des troupes d'occupation dans une région menacée d'invasion éventuelle, doit être exécutée immédiatement et terminée le 31 mars 1944, délai de rigueur.
La Préfecture communique: Il est rappelé que l'arrêt des chauffages centraux pour le Calvados est fixé au 23 mars.



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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Sam 21 Jan 2017 - 22:16

31 mars 1944 : Le commissaire central invite les parents fréquentant le square de la place de la République à empêcher leurs enfants de jouer dans les tranchées pare-éclats récemment creusées et à veiller à ce qu'ils ne les détériorent pas. (Le 7 juin, 50 civils dont 15 policiers du commissariat central y seront tués, enfouis sous les tonnes de terre projetée par l'explosion de bombes)

31 mars 1944 : Interdiction de la possession de postes de TSF : la remise d'environ 10 000 postes s'organise en une semaine du 24 au 31 mars par ordre alphabétique à la salle des fêtes de l'hôtel de ville.



3 avril 1944 : l'heure légale est avancée d'une heure à deux heures (décret du 29 mars 1944). Ce changement d'heure fera que l'heure alliée et l'heure en France sera la même, contrairement à ce qui est indiqué dans de nombreux livres et revues.


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Re: L'occupation

Message  Oliver STONE le Sam 21 Jan 2017 - 23:04

A la lecture de ce beau travail de mémoire je reste très surpris des bombardements ! pourquoi bombarder des quartier comme la demi lune ? pourquoi des bombardement de « seulement «  12 bombes ? c’est très surprenant !!
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Re: L'occupation

Message  Thomas Dietrich le Sam 21 Jan 2017 - 23:33

Ces bombardements, qui ont eu lieu bien avant le débarquement, et bien avant la bataille de Caen, n'avaient pas pour but de raser caen et d'en chasser l'occupant, mais de ralentir l'approvisionnement des troupes.
en effet, tout ces quartiers ce trouve à proximité de la gare...
Il faut rappeler qu'a cet epoque, les viseurs des bombardiers allié étaient les plus performant du monde, il permettaient de mettre une bombe dans un mouchoir de poche... à une altitude de 1000 pieds....
Hors les anglais bombardais depuis une altitude de 30000 pieds (10000m) alors que les américains préférais une altitude comprise en 20000 et 25000 pieds (6000 à 7500m), afin d'échapper aux tirs de Flak (DCA).
Autant dire que la précision du viseur s’estompe à mesure que la distance à la cible augmente, et la mission devient une réussite quand une bombe seulement fait mouche.

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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Dim 22 Jan 2017 - 15:05

11 avril 1944 à 03h30 : 11 bombes sur le quartier de la Gare (voies, gazomètre, maisons endommagées): 1 cheminot tué (M. Louis Crestey sous-chef au dépôt de la SNCF) et 11 blessés.

Rapport préfectoral de mai 1944

13 avril 1944 : 350 bombes, 300 maisons endommagées. 9 tués et 18 blessés

17 avril 1944 : 5 tués

du 18 au 22 avril 1944 : 120 équipiers de la DP sont à ROUEN pour aider les secours sur place suite aux bombardements de la ville.

avril 1944 : Le Calvados est déclaré zone de combat.

20 avril 1944 : Les heures de gardes des voies ferrées sont fixées à partir du 20 avril, de 21 heures à 7 heures. Rassemblement cour du Musée à 19h15 ; rassemblement des requis se rendant sur place à 20h45.


Dans un cimetière de Caen, inhumation des victimes allemandes de la 3./1255HKA Abt de la batterie de Tournebride StP Vill.32 (à Houlgate), suite au raid allié du 26 avril. On compte 7 cercueils.

27 avril 1944: 6 blessés graves des bombardements aériens alliés de la cote de Nacre sont hospitalisés au Bon Sauveur.

30 avril au 1er mai 1944: Dans la nuit, des résistants du dépôt de la gare SNCF parviennent à faire dérailler une locomotive dans la fosse du pont transbordeur et à en lancer une autre dans la plaque tournante, bloquant ainsi le trafic de la gare pendant plusieurs jours. Provoquant une belle pagaille, l'action d'éclat met les Allemands sur les dents. Ils chargent l'un de leurs agents français, Serge FORTIER, de mener son enquête. Il est l'homme idéal pour cette mission ayant vécu toute son enfance dans le milieu des cheminots, vivant comme eux dans le faubourg de Vaucelles. Il les connaît bien et a recruté une équipe de collaborateurs acharnés dans ce quartier, comme Albert Baot ou Gilbert Bertaux. Il va en même temps exploiter cette occasion pour se venger de tous ceux à qui il pouvait en vouloir et dresse une liste de personnes à arrêter.

Un semi-chenillé, à la sortie du Château de Caen


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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Dim 22 Jan 2017 - 15:53

3 mai 1944: Brière, ancien repris de justice, et agent français de la Gestapo, est exécuté, à Caen, par le réseau « Arc en ciel ».
 Le réseau Arc en Ciel, est fondé en novembre 1942 à l'initiative de plusieurs agents du BCRA : docteur Raymond Baud alias « Claude Béziers », Paul Emile Fromont, étudiant en médecine à Paris, Jean Héron (31 ans en 1940, Domicile : Sarrebruck) et Jean-Albert Vouillard dit « arl », coupé du mouvement Libération et recruté en 1943. Ce réseau de renseignement militaire travaille pour le BCRA en rapport avec le réseau Turma-Vengeance. Le réseau Arc-en-Ciel travaille exclusivement dans la zone Nord et se développe rapidement dans la Région parisienne, dans le Nord et en Normandie.
NB : Arc-en-Ciel est un des six sous-réseaux de Turma, comme indiqué dans ce livre écrit en 1946 par Francois Wetterwald.
 La tâche essentielle du réseau est la collecte de renseignements. Des informations sont ainsi rassemblées sur les mouvements de troupes ou les installations militaires comme les bases de V2. En parallèle, le réseau fait du contre-espionnage en tenant à jour les effectifs de la Gestapo. Les renseignements collectés sont transmis à Londres par pigeons-voyageurs ou par l’intermédiaire du réseau Turma-Vengeance.
 Pour la Normandie, dite "Zone de feu", c'est Jean Héron , alias "Jean-Claude Devaux" qui implante et anime l'organisation. Il a pour contact un roumain, nommé Grachenko, ancien des Brigades Rouges. Secondé par Arthur Collard, Jean Héron recrute une vingtaine d’agents dans tout le département. Les liaisons avec les autres secteurs sont assurées par Paulette Leconte, qui centralise les renseignements et les transmet à la direction parisienne, qui les achemine à Londres.
 Le réseau fabrique aussi de nombreux faux papiers pour ses agents et les réfractaires au STO.
 En septembre 1943, un agent de la Gestapo réussit à s'infiltrer dans le réseau à Paris provoquant de nombreuses arrestations. Raymond Baud est ainsi capturé et déporté à Sachsenhausen. Paul Fromont prend sa succession sans savoir qu’un traître renseigne les services de l’Abwehr, le service de contre-espionnage de l'armée allemande.
 
5 mai 1944 : La Mairie fait savoir : « En raison des risques de bombardement et du manque d’eau qui pourrait en résulter , il est instamment recommandé aux habitants de la ville de Caen de conserver chez eux une provision d'eau de 24 heures pour leurs besoins ménagers, à renouveler tous les jours. »
 
7 et 8 mai1944 : l’opérette Frasquita au théâtre municipal
 
9 mai 1944 dans la matinée : Rommel venant d’Houlgate à Caen, attend la fin d’une alerte aérienne ; entretien en tête à tête avec le General der Artillerie Erich Marcks, puis avec le commandant de la Festung Cherbourg, le Generalmajor Robert Sattler et le commandant de la 21.Panzer-Div et le Generalleutnant Edgar Feuchtinger. Après le déjeuner, Rommel inspecte la batterie de Riva-Bella (à Ouistreham).
 
11 mai 1944 : Le conseil municipal décide l’ouverture de crédits supplémentaires en vue «d'assurer aux sinistrés immédiatement après un bombardement massif tous les secours nécessaires".


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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Dim 22 Jan 2017 - 16:05

15 mai 1944: La Gestapo, aidée de la bande à Hervé, procède aux arrestations de plusieurs cheminots. Tous sont relâchés à l’exception de Colbert Marie, Désiré Renouf et Georges Madoret. Les arrestations se poursuivent toute la journée et même une partie de la nuit. Sont ainsi capturés : Louis Renouf, Achille et Michel Boutrois et Maurice Arrot, le propre beau-frère de Serge Fortier.
 A partir du 15 mai coupure de courant de 7h à 12 h et de 15h à 20h. 

16 mai 1944 : à 20H au théâtre municipal récital d’André Baugé de l’Opéra National de Paris.

17 mai 1944 : André Guilbert : gendarme, Edouard Fizel : chauffeur, Gabriel Schuh : pâtissier et Henri Bossu   électricien, tous de Vire, quittent en chantant La Marseillaise, la maison d'arrêt de Caen pour se diriger vers la caserne du 43e régiment d’artillerie, où ils seront fusillés.
            
19 mai et 27 mai 1944 : Opérations de recensement des jeunes gens nés entre le 1er janvier et le 31 décembre 1925, ce recensement de la classe 44 provoque des remous. Les Caennais pensent qu’une bonne partie de ce contingent devra partir en Allemagne.

20 mai 1944: Une trentaine de résistants détenus à la maison d’arrêt de Caen sont conduits à la gare pour être acheminés vers le camp de Compiègne, antichambre de la déportation vers l’Allemagne. La plupart d’entre eux appartiennent au réseau “Zero France”. Il comprend aussi un groupe de jeunes caennais compromis dans l’infiltration et le sabotages des activités du RNP. C’est le dernier convoi parti de Caen avant le Débarquement.

23 mai 1944:Bombardement de l'aérodrome de Carpiquet par 18 B-17.

25 mai 1944: L'Union Électrique de l’Ouest communique : La situation de la production d’énergie électrique devenant de plus en plus précaire, les nouvelles heures de coupure du courant applicables à partir du jeudi 25 mai sont les suivantes : réseau de Caen, 5 à 12 h. et 15 à 21 h.

1 juin 1944: Dès le signal d'alerte et jusqu’à celui de fin d'alerte, la circulation des véhicules est formellement interdite dans le quartier dit de la Gare.

2 juin 1944 : Dernière audience de la section spéciale.
 Bombardement de l'aérodrome de Carpiquet par un B-17 isolé.
Un obus de DCA tombe sur l'Institution Saint-Pierre, 47 Boulevard des Alliés. Entré par le toit, il traverse deux étages élargissant chaque fois sa perforation circulaire pour venir s'abattre sans éclater dans la salle de chant au rez-de-chaussée. Heureusement le bâtiment était inhabité à ce moment et les dégâts restent minimes.


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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Dim 22 Jan 2017 - 16:25

5 juin 1944: Le Decauville de la Compagnie des chemins de fer du Calvados, effectue son dernier voyage, il rallie la gare Saint Pierre place Courtonne à la gare de Luc sur Mer où il s'immobilise.
 A l'aube la ligne de chemin de fer Paris-Cherbourg est bombardée, les voies sont coupées sur 500 mètres entre Venoix et Carpiquet.



6 juin 1944

[b 03H30[/b] : l'Etat Major de la 716.ID, commandé par le Major Karl Bacchus, quitte l’avenue de la Bagatelle pour rejoindre le PC de Combat à la limite Nord-est de Caen dans les carrières aménagées de longue date en installations militaires souterraines (à l'endroit exact où a été érigé le Mémorial de Caen.)

09H00 Denis Boudard survole Caen, la ville qu’il a quittée le 29 avril 1941 en s’emparant d’un avion allemand  pour rejoindre la France Libre en Grande-Bretagne, aux commandes de son Spitfire IXb  du 340 Squadron Ile de France.

09H17Radio Londres, le porte parole de la France Libre, Jacques Duchesne lit le communiqué n°1 du SHAEF : "URGENT. 6 Juin 1944,  : Sous le commandement du général Eisenhower, des forces navales alliées, appuyées par de puissantes forces aériennes, ont commencé le débarquement des armées alliées ce matin sur la côte du nord de la France".

12H45 : le préfet Cacaud rédige son dernier télégramme officiel, à destination du gouvernement de Vichy. Après avoir décrit le dernier bombardement et ses effets, le fonctionnaire de Vichy ajoute : « La population digne et calme est repliée dans l’îlot Bon Sauveur-Abbaye aux Hommes dont j’ai instamment demandé le respect par les deux armées en établissant un plan en accord avec M. le maire de la ville de Caen, qui a été remis au Stadtkommandant. L'aviation a jusqu'ici respecté cet îlot. Quelques obus seulement ont frappés des bâtiments. Je dispose d'un ravitaillement suffisant pour 15 jours. L'état sanitaire est satisfaisant. Évacuation irréalisable maintenant : je n'ai d'ailleurs reçu aucun ordre et l'autorité d'occupation n'a fait aucune liaison avec moi depuis 48 heures.
Présent à mon poste au milieu d'une population qui a souffert et qui n'admettrait pas un départ qui, en ce moment, serait une désertion, j'assumerai quoi qu'il arrive toutes les responsabilités de ma charge, avec la conscience d'avoir toujours servi et défendu les intérêts strictement français. »


14H00 : les dernières unités de la Flak évacuent Carpiquet, la base est déserte ; temporairement !
80 à 90 résistants détenus à la prison de Caen sont exécutés par les Allemands le matin et l’après-midi.


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Re: L'occupation

Message  La Jeanne le Dim 22 Jan 2017 - 16:30




Au soir, dans la nuit du 6 au 7 selon d’autres sources, le SS-Standartenführer Kurt Meyer , dit « Panzer-Meyer», Kommandeur du SS-Pz.-Gren.-Rgt. 25, 12.SS Panzer Div. « Hitlerjungend » installe son PC dans le café restaurant "A la Bonne Franquette" au 138 rue du général Moulin. Il sera transporté rapidement à l’Abbaye d’Ardenne.


7 juin : La une de Ouest-Eclair, édition de Caen.


Dès les premiers jours du débarquement la FK 723, bombardée dans la nuit du 6 au 7 juin, quitte Caen pour se replier au château d’Orval à Camembert (Orne).

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Re: L'occupation

Message  Oliver STONE le Jeu 2 Fév 2017 - 14:25

Un livre que Niko LIS nous a présenté dans notre groupe de travail sur la 272 panzergrenadier Div.











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Re: L'occupation

Message  Hick22 le Lun 6 Fév 2017 - 9:35

Super travail La jeanne.... quel plaisir de lire ces lignes tel un film de cinéma... sans accros ni coupure de pub.

Beau reportage sur la vie des Caennais !

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Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes , nous ne devons jamais perdre de vue : la doctrine , le temps , l’espace , le commandement , la discipline .

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