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Flammpanzerwagen

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Flammpanzerwagen

Message  Anton Ivanovitch Zaykov le Dim 19 Juin 2016 - 21:24

topic sur les véhicules lance-flammes
on est sensés en posséder certains ! (  Razz  )





Les Flammpanzer ( blindés lance-flammes )



Le Flammpanzer II




Le Flammpanzer II est un blindé léger, employé par l'armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Dérivé du châssis du Panzer II, le Flammpanzer II voit le jour en 1939 sur la volonté d'Hitler, qui s'investit personnellement pour développer le programme des Flammpanzer. Construits au nombre de 150 exemplaires, ils seront presque tous utilisés durant l'opération Barbarossa en 1941 dans la conquête de l'Union soviétique. Rapide et pratique à utiliser, il se montrera très efficace dans la destruction de nids fortifiés et dans le soutien de l'infanterie.

En mai 1938, pour répondre à un appel d'offres concernant un char de reconnaissance capable de rouler à 55 km/h sur route, l'entreprise MAN propose un tout nouveau châssis désigné La.S.138. Ce dernier se distingue par l'adoption d'un nouveau train de roulement comprenant quatre galets de grand diamètre ; chacun d'eux est monté sur un bras de suspension à barres de torsion. Ces modifications entraînent la disparition des rouleaux porteurs. Le moteur Maybach HL 62 TRM six-cylindres essence délivre 140 chevaux à 2 600 tr/min. Une puissance qui permet au 12 tonnes de l'engin d'atteindre les performances demandées sur route et 20 km/h en tout terrain. Toutefois, amenée dans ses derniers retranchements, la suspension ne donne pas satisfaction, et les Panzer II Ausf. D et E sont produits à seulement 43 exemplaires. Mais puisque rien ne se perd, tout se transforme, la base du blindé est reprise pour donner naissance à un char lance-flammes, tandis que les plates-formes déjà assemblées sont recyclées.

À la fin des années 1930, les autorités allemandes mènent donc une réflexion sur l'utilité d'un char lance-flammes. Sur le papier, une telle combinaison ne peut que se révéler efficace dans la réduction rapide des points fortifiés ennemis ( bunkers, nids de mitrailleuses, tout ce qui pourrait entraver l'avancée rapide de l'infanterie ). Ainsi, le 21 janvier 1939, le Heereswaffenamt par l’intermédiaire du Waffenprüfamt no 6 (Service de contrôle des armements), lance le projet d'un engin lance-flammes reprenant comme base des véhicules déjà en production, en l’occurrence les Panzer II Ausf. D et E. Les premières études sont confiées à deux firmes spécialisées dans la fabrication de blindés. MAN (Maschinenfabrik Augsburg Nürnberg) est alors responsable du châssis, tandis que le site Daimler-Benz de Berlin s'occupe de la conception des superstructures et de la tourelle. Le char lance-flammes prend alors la désignation de Flammpanzer II ou bien encore Panzer II (Flamm) et plus officiellement PanzerKampfwagen Flamm (Sd.Kfz. 122).

Le projet du Flammpanzer se caractérise par la greffe de deux petites tourelles (Spitzköpfe) accueillant chacune un tube lance-flammes. Disposées sur l'avant du blindé, elles sont installées de chaque côté de la caisse, au-dessus des chenilles. Ces tourelles fonctionnent indépendamment l'une de l'autre. Leur implantation autorise une rotation de 180°, sur une orientation allant de 9 à 15 heures. À noter que cette configuration pour le moins originale ne sera reprise sur aucun de ses successeurs. Chaque lance-flammes est alimenté par son propre réservoir de 160 litres (320 litres au total) transporté dans des bonbonnes installées dans la coque de l'engin. Cette capacité permet de projeter un maximum de 80 jets enflammés d'une durée de deux à trois secondes à plus de 36 mètres. Mais cette portée n'est malheureusement atteinte que dans des circonstances optimales ; en pratique, elle se limite à seulement 25 mètres, ce qui est très peu au regard de machines équivalentes présentes dans les arsenaux alliés.



Flammpanzer II à l'entraînement ( ou phase de test ? )


Le Flammpanzer II utilise comme gaz propulseur de l'azote stocké dans quatre petits réservoirs installés ( comme les flammenwerfer portatifs ), faute de place dans le châssis, à l'extérieur du char, sur les cotés de la coque ( solution assez dangereuse ). Leur positionnement dans l'axe des tubes lance-flammes, de part et d'autre du char, facilite le fonctionnement des projecteurs en réduisant la longueur des tuyaux, élément déterminant pour garder une pression élevée. Pour limiter leur vulnérabilité, les réservoirs prennent place dans des caissons blindés. La mise à feu se fait au moyen d'un système à acétylène. L'équipage est composé de trois hommes : un pilote, un radio, également chargé de mettre en œuvre le premier lance-flammes, et un chef de char, qui officie aussi comme servant pour le deuxième lance-flammes et la mitrailleuse de tourelle. Une multiplication des tâches qui n'aide pas le Flammführer (chef de char lance-flammes) à suivre l'évolution des combats. La tourelle d'origine, armée d'un canon de 2 cm, se voit remplacée par une plus petite armée d'une mitrailleuse MG34 de 7,92 mm alimentée par 1 800 balles perforantes. Ainsi équipé, le char atteint la masse de 12 tonnes en ordre de combat.

La protection du PanzerFlammwagen II (Flamm) (une dénomination ultérieure du véhicule) ne se différencie pas de celle des Panzer II Ausf. D et E. Les Allemands estiment que le blindage frontal de 30 mm est en mesure de résister à un obus de 25 mm tiré à 600 mètres, et la projection latérale de 14,5 mm doit arrêter les projectiles perforants d'une mitrailleuse de 8 mm à toutes distances. Il est aisé de constater que la cuirasse reste insuffisante en cas de rencontre avec une défense équipée de canons antichar d'un calibre un tant soit peu conséquent. Les Flammschützen (membres d'équipage d'un blindé lance-flammes) peuvent aussi compter sur des pots lance-fumigènes installés latéralement sur la plage arrière du blindé. Ceux-ci peuvent soit couvrir l'approche des chars lance-flammes, soit permettre leur retraite sous le feu de l'ennemi.

Après l'étude, le projet est déclaré viable, et une commande de 90 Panzer II (FI) est lancée. D'avril à août 1939, MAN commence la production d'une première tranche de 46 châssis neufs. Un véhicule d'essais en acier « doux » est assemblé en juillet 1939 pour toute une batterie de tests qui vont s’avérer concluants. Toutefois, la conversion en série par les usines Wegmann de Cassel ne débute réellement qu'en janvier 1940. Pour accroître rapidement la quantité de chars disponibles, Wegmann reçoit en mars les 43 Panzer II Ausf. D et E réformés. Les essais menés sur le terrain démontrent que l'engin est encore loin d'être au point, et tous les exemplaires produits doivent être renvoyés en usine pour subir les modifications demandées. Un total de 86 châssis est ainsi converti de mai à octobre 1940. Enfin, trois superstructures en attente de châssis sont terminées en février 1941.

Le 8 mars 1940, sans attendre la fin des premières livraisons et avant même que les premiers chars n'aient fait leurs preuves au combat, les autorités militaires allemandes, vraisemblablement conquises par les premiers test, décident de commander une deuxième tranche de 150 Panzer II (FI). Le contrat signé avec MAN prévoit une livraison au rythme de 30 véhicules par mois dès le fin de l'année 1941. En avance sur les prévisions, la deuxième série est lancée en août 1941, mais un contre-ordre vient stopper la construction à seulement 90 exemplaires. Les 60 châssis restants sont réorientés vers le Panzer II Ausf. D de base armé du seul canon de 2 cm. Mais au grand dam des ingénieurs chargés de planifier la production, les ordres sont à nouveau modifiés. Tous les châssis doivent être mis au standard Panzer II (FI). Loin de ces interminables atermoiements, les troupes soviétiques se chargent de démontrer les piètres performances des unités équipées de ce blindé. Les quantités de Panzer II (FI) réellement produites sont estimées généralement à 112 engins basés sur des châssis neufs, auxquels l'on peut ajouter 43 convertis à partir de Panzer II Ausf. D ou E réformés.

Le Flammpanzer III




Le Flammpanzer III est un char allemand Panzerkampfwagen III (PzKpfw III) équipé d'un lance-flammes en lieu et place de son armement principal.

Tirant des leçons des combats de rues de Stalingrad, une centaine de Panzer III modèle M furent reconvertis en char lance-flammes. Le canon étant remplacé par la nouvelle arme et l'équipage réduit à trois personnes. Le blindage frontal a été également renforcé.

Ils furent engagés à Koursk sans grand succès ( la portée du lance-flammes n'était évidemment pas suffisante pour engager des blindés qui pouvaient tirer d'assez loin... ), ce qui entraîna la reconversion de la plupart des Flammpanzer III en chars standards ou en véhicules de dépannage.

100 exemplaires furent produits de février 1943 à avril 1943.



Un Flammpanzer III à l'action


Le Flammpanzer 38t





Un Flammpanzer 38t

Il s'agit de la version char lance-flammes du Jagdpanzer 38t aussi appelé Hetzer.
Ce char embarquait 582L de combustible en plus des 320L de son réservoir, lui permettant de tirer 24 jets avec son arme principale ( un Flammenwerfer 41 de "calibre" 1.4 cm ).
20 exemplaires de Hetzer furent convertis en Flammpanzer 38t et ils servirent de 1944 à 1945.




Il y eut d'autres Flammpanzer mais à un nombre vraiment insignifiant par rapport à ceux présentés précédemment.


- Flammpanzer I Ausf.A et Ausf.B : le Ausf.A fut bricolé sur les champs de bataille d'Afrique du Nord (1941), le Ausf.B le fut sur ceux d'Espagne ( 1936-1939), basés sur les Panzer I Ausf.A et Ausf.B

- Panzerkampfwagen B2 (F) : basé sur les châssis des B1 français capturés

- StuG III (Flamm) : basé sur le châssis du canon d'assaut StuG III





Le half-track lance-flammes



Sd.Kfz . 251/16





Sd.Kfz.251/16

Equipé de deux lance-flammes-flammes ( dans les premières versions, un seul flammenwerfer était monté à l'arrière , relié au véhicule mais amovible pour être utilisé par l'infanterie débarquée ) . Les deux flammenwerfer étaient installés à. Six Sd.Kfz . 251/16 Flammpanzerwagen étaient affectés à chaque régiment des divisions de  Panzergrenadiers ou dans le bataillon de pionniers de la division. Bien que vulnérables, ils furent utilisés avec succès en opérations nocturnes pour attaquer rapidement l'infanterie ennemie qui venait de prendre les tranchées allemandes , frapper l'ennemi avant qu'il ne puisse consolider et mettre en place les armes lourdes qui le rendrait beaucoup plus difficile et coûteux à vaincre plus tard. La version Ausf. D plus tardive avait de plus grands boucliers .




Sd.Kfz.251/16 à l'action





Les Flammenpanzerwagen à l'action


On peut aisément deviner que comme pour les Flammenwerfer portatifs, ces véhicules étaient des cibles prioritaires pour les artilleurs antichars ( ou même fusiliers antichars, qui pouvaient neutraliser les Flammenpanzer II et les Sd.Kfz.251/16 à courte portée ). Ils furent donc camouflés avec des projecteurs construits de manière à cacher le plus possible la réelle fonction de leurs armes.
Cependant, ils restaient très vulnérables du fait de leurs réservoirs très importants qui ne demandaient qu'à s'enflammer au moindre coup au but perforant d'une arme antichar. La compétence des équipages était cruciale, un tir à trop longue portée découvrant l'engin trop tôt. Un laps de temps qui laissait ensuite aux défenseurs le soin de riposter. La discrétion et l'effet de surprise assurent aux chars lance-flammes un maximum de chance de survie sur le champ de bataille.


extraits d'un rapport datant du 1er Septembre 1940 rédigé sur l'utilisation de ces véhicules pour formaliser les doctrines d'usage.

« Les Panzerflammwagen doivent uniquement être utilisés par les Panzertruppen dans le cadre de combats rapprochés. Considérés comme une arme de dernier recours, ils doivent théoriquement être engagés pour détruire l'ennemi quand les autres unités ont été mises en échec. Peu efficaces dans les faits contre des fortifications solides, le chars lance-flammes doivent en priorité jouer sur leur puissant effet démoralisateur. Compte tenu de la faible portée de leur armement principal, les Panzerflammwagen doivent engager leurs objectifs (soldats ou points fortifiés) à courte distance (30 mètres au maximum), tandis que la mitrailleuse peut toucher une cible à 400 mètres (200 mètres étant la distance réellement efficace). La réserve de carburant inflammable permet au Panzer II (FI) d'assurer 80 jets d'une durée de deux à trois secondes. »

« Les flammes peuvent détruire tout ennemi à portée de tir, et son effet démoralisateur oblige les soldats adverses à sortir de leur abri, permettant ainsi aux autres armes de les engager. Les chars lance-flammes sont particulièrement efficaces dans l'attaque de nids de résistance, les troupes retranchées dans les bunkers, les fortifications, les maisons ou même dans les forêts. Les cibles potentielles doivent être engagées par des jets brefs de l'une ou deux tourelles lance-flammes. Quand l'ennemi est surpris à découvert ou en dehors de son abri, les jets enflammés doivent être projetés dans un mouvement tournant à une élévation nulle pour rechercher l'effet maximum et saturer une zone de 10 à 20 mètres de longueur sur 50 mètres de large. Pour atteindre des cibles dispersées ou individuelles situées en dehors de l'axe commun des lance-flammes, les tourelles peuvent être orientées séparément. Dans les faits, l'orientation différente des petites tourelles reste problématique, car la coordination de l'équipage est loin d'être acquise. Les Flammenwerfer peuvent ainsi projeter le liquide non enflammé de façon à imbiber une zone précise et pénétrer par tous les interstices. Une simple flamme suffit alors à embrasser l’objectif avec plus d’efficacité qu'un jet, qui risque de seulement infliger des dommages superficiels à la cible. Les Panzerflammwagen doivent être engagés sous couverture de l'artillerie ou avec le soutien immédiat d'autres unités équipées de matériels classiques. À courte distance, la protection est assurée par des Panzer II équipés d'un canon de 2 cm. Pour maximiser leur efficacité, les Flamm-Panzer-Abteilungen doivent être utilisées avec tous les moyens disponibles. Leur trois Flammpanzer Kompanien doivent alors être engagés sur un front ne dépassant pas 850 mètres de large. Les unités ne doivent jamais être employées de manière dispersée. La Panzer-Abteilung ne doit jamais combattre isolément. Son utilisation doit se faire uniquement au sein même d'une Panzer Division, seule capable d'assurer sa protection. Son emploi avec une division d'infanterie ne peut être qu'une exception. Dans tous les cas de figure, le combat ne peut s'envisager que dans le cadre d'une action coordonnée avec d'autres unités. La concentration de tous les moyens devant parachever le succès. Normalement, l'appui des autres chars et des pièces d'artillerie est indispensable pour supprimer toute menace antichar, comme les blindés, l'artillerie adverse ou les canons antichars. Les Panzerflammwagen peuvent néanmoins s'approcher à distance de tir sous couvert d'un rideau de fumée provoqué par une nappe d'huile enflammée. En cas de danger, cette méthode peut aussi être employée pour se camoufler. Le temps de ravitaillement en liquide inflammable, azote et acétylène d'un Panzer II est d'une demi-heure. Celui d'une compagnie entière est estimé à une heure avec une bonne logistique. »





Voilà, cette présentation est terminée, suite au prochain épisode ( si je trouve des infos sur les chars lance-flamme mentionnés dans la liste des véhicules construits à un nombre insignifiant ) ^^

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